27
mai
. Some Bunnies. All images are developed in Sharpie pen (black) in a Moleskine notebook. The work is scanned into Adobe Photoshop CS5 and finished.
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All Rights Reserved. ©Q. Cassetti, 2011, pen and ink
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24
mai
(Source : lagazettedumauvaisgout)
(Source : sexo-na-lua)
Si seulement il faisait du soleil cette nuit…
Si seulement il faisait du soleil cette nuit
Si dans le fond de l’Opéra deux seins miroitants et clairs
Composaient pour le mot amour la plus merveilleuse lettrine vivante
Si le pavé de bois s’entrouvrait sur la cime des montagnes
Si l’hermine regardait d’un air suppliant
Le prêtre à bandeaux rouges
Qui revient du bagne en comptant les voitures fermées
Si l’écho luxueux des rivières que je tourmente
Ne jetait que mon corps aux herbes de Paris
Que ne grêle-t-il à l’intérieur des magasins de bijouterie
Au moins le printemps ne me ferait plus peur
Si seulement j’étais une racine de l’arbre du ciel
Enfin le bien dans la canne à sucre de l’air
Si l’on faisait la courte échelle aux femmes
Que vois-tu belle silencieuse
Sous l’arc de triomphe du Carrousel
Si le plaisir dirigeait sous l’aspect d’une passante éternelle
Les Chambres n’étant plus sillonnées que par l’oeillade violette des promenoirs
Que ne donnerais-je pour qu’un bras de la Seine se glissât sous le Matin
Qui est de toute façon perdu
Je ne suis pas résigné non plus aux salles caressantes
Où sonne le téléphone des amendes du soir
En partant j’ai mis le feu à une mèches de cheveux
qui est celle d’une bombe
Et la mèche de cheveux creuse un tunnel sous Paris
Si seulement mon train entrait dans ce tunnel.
Le laurier du Généralife
Dans le Généralife, il est un laurier-rose,
Gai comme la victoire, heureux comme l’amour.
Un jet d’eau, son voisin, l’enrichit et l’arrose;
Une perle reluit dans chaque fleur éclose,
Et le frais émail vert se rit des feux du jour.Il rougit dans l’azur comme une jeune fille;
Ses fleurs, qui semblent vivre, ont des teintes de chair.
On dirait, à le voir sous l’onde qui scintille,
Une odalisque nue attendant qu’on l’habille,
Cheveux en pleurs, au bord du bassin au flot clair.Ce laurier, je l’aimais d’une amour sans pareille;
Chaque soir, près de lui, j’allais me reposer;
A l’une de ses fleurs, bouche humide et vermeille,
Je suspendais ma lèvre, et parfois, ô merveille!
J’ai cru sentir la fleur me rendre mon baiser…
Le laurier du Généralife
Theophile Gautier (1811-1872)
(Source : dreamsdefeatreality)
(Source : i-moon-shine)